À l’occasion du Mois national de l’histoire des autochtones, Englobe commémore les 215 enfants autochtones décédés dans un pensionnat à Kamloops, C.-B.

1 juin 2021

Pour les employés canadiens d’Englobe, la collaboration avec les communautés des Premières nations fait partie de notre engagement quotidien envers l’environnement et les membres des communautés.   

Nous sommes fiers de commémorer le Mois national de l’histoire autochtones avec à nos côtés Edmond Collins, notre responsable des relations autochtones. Chaque jour Ed a pour mission de faciliter la compréhension mutuelle entre nos équipes et les plus de 600 Premières nations du pays. Ed aide notamment nos équipes à communiquer de façons respectueuses et significatives avec les communautés autochtones dans lesquelles se situent nos projets. Ces échanges permettent d’avoir une meilleure compréhension des diverses cultures du Canada et de s’assurer que les coutumes et les traditions sont au cœur des projets de développement de notre grand pays.  

Dans cette optique, c’est avec beaucoup de tristesse et d’inquiétude que nous avons récemment appris la découverte des restes de 215 enfants autochtones retrouvés au pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique. Chez Englobe, nous avons choisi de saisir cette triste occasion pour continuer à sensibiliser et à partager quelques informations sur l’histoire des pensionnats au Canada – un des nombreux enseignements que nous offre Ed. 

La « Loi sur les Indiens » 

Bien avant que le Canada ne devienne un pays, le territoire et ses habitants autochtones étaient régis par les traités Robinson. Ces traités portaient sur des questions importantes et complexes telles que la protection de l’environnement, les finances et l’éducation.  

En 1876, la « Loi sur les Indiens » a été adoptée dans le cadre de la Constitution canadienne, officialisant les stipulations des traités et reconnaissant trois groupes d’autochtones : les Premières nations, les Métis et les Inuits. Cette loi était fondée sur des pratiques d’assimilation, dans le but de « civiliser » ces groupes dont les communautés étaient prospères depuis des générations avant l’arrivée des Européens en Amérique du Nord.  

Vérité et réconciliation 

En 2007, les membres des Premières nations ont formé la Commission de vérité et réconciliation et ont intenté le plus important recours collectif de l’histoire du Canada pour les atrocités commises dans le cadre du programme des pensionnats dans des milliers de communautés du pays. Les pensionnats étaient des institutions gérées par l’Église qui ont reçu des fonds du gouvernement dès les années 1870 pour assimiler les enfants à la tradition chrétienne/européenne. Plus de 150 000 enfants autochtones ont été arrachés de leur foyer, parfois par la force, pour fréquenter ces écoles où des abus ont eu lieu, conduisant parfois à la mort d’enfants vulnérables des Premières Nations. Le dernier pensionnat a finalement fermé ses portes dans les années 1990.  

La Commission de vérité et de réconciliation avait pour mandat de recueillir l’histoire écrite et orale des pensionnats et de travailler à la réconciliation entre les anciens pensionnaires et le reste du Canada. 

Qu’a fait la commission ? 

Entre 2010 et 2013, la Commission a recueilli plus de 6 200 déclarations d’anciens pensionnaires. Depuis, 31 970 plaintes pour agression sexuelle ont été résolues par un processus d’évaluation indépendant, tandis que des dizaines de milliers d’autres sont en cours. Cependant, ces réclamations ne représentent que les incidents d’agression sexuelle qui ont déjà été signalés par les quelques 80 000 survivants des pensionnats. De tout cela sont nés les 94 appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation ainsi que les 45 droits des peuples autochtones promulgués par les Nations unies.  

La commission a également mené un projet sur les enfants disparus et les tombes non marquées (disponible en anglais seulement) afin de documenter le nombre de décès d’enfants dans les écoles. La semaine dernière, 215 âmes supplémentaires se sont ajoutées à cette liste tragique. Bien que des progrès ont été accomplis, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et beaucoup à faire pour que nos peuples autochtones soient enfin reconnus et traités comme n’importe quel autre citoyen, dans la société canadienne.   

Englobe souhaite exprimer ses sincères condoléances aux familles et à la communauté de Kamloops qui ont souffert et voient leur souffrance ravivée à travers cette tragique découverte.  


À propos d’Englobe 

Englobe Corp. est un leader canadien dans les domaines de l’environnement, de l’ingénierie, du traitement des sols et de la biomasse ainsi que dans la gestion de la qualité et de l’intégrité des actifs. Présent sur 64 sites au Canada ainsi que sur 5 sites au Royaume-Uni et en France, l’équipe d’Englobe compte plus de 2 500 ressources, dont des ingénieurs, des professionnels, des techniciens et du personnel de soutien technique. 

Depuis plus de 60 ans, l’entreprise effectue des enquêtes, des inspections, des essais, des analyses, des évaluations, la supervision et le suivi des travaux pour ses clients. 

Coordonnées


1 866 981-0191


1 800 647-8947

info@englobecorp.com


Tous droits réservés © Englobe, 2021